Cette nouvelle réglementation pour les passeports en France va chambouler les habitudes des voyageurs

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La France (et l’ensemble de l’Union européenne, sauf exceptions) met progressivement fin à l’apposition du tampon manuel sur les passeports aux frontières à partir du 12 octobre 2025, grâce à la mise en place du nouveau système numérique européen d’entrée/sortie (EES).

Qu’est-ce que l’EES ?

Le Système d’Entrée/Sortie (EES) est une solution automatisée qui remplacera le célèbre tampon douanier par un enregistrement numérique des passages aux frontières extérieures de l’espace Schengen. Concrètement, les voyageurs non européens (hors Schengen) séjournant moins de trois mois en Europe verront leurs données (entrée, sortie, refus, empreintes digitales, photo, etc.) archivées sur une borne au poste frontière (aéroports, gares, ports), sans tampon physique sur le passeport.

Comment fonctionnera le système EES ?

À leur arrivée aux frontières extérieures de l’espace Schengen, les voyageurs concernés devront enregistrer leurs données biometriques. Celles-ci incluront une photographie de leur visage et leurs empreintes digitales. Ces informations, ainsi que les détails de leur document de voyage, seront enregistrées dans une base de données européenne sécurisée.

Ce processus permettra un calcul automatique de la durée du séjour autorisé (généralement 90 jours sur toute période de 180 jours) et identifiera rapidement les personnes qui dépassent cette limite. Pour les voyages ultérieurs, le passage à la frontière devrait être plus rapide grâce à la reconnaissance des données déjà enregistrées.

Qui est concerné par cette nouvelle réglementation ?

Agent aide passagère à la porte d'embarquement A23.

Cette nouvelle réglementation s’appliquera aux ressortissants de pays non-membres de l’Union européenne et de l’espace Schengen qui effectuent des séjours de courte durée. Les citoyens des États membres de l’UE et de l’espace Schengen ne sont pas concernés par l’enregistrement dans le système EES.Qui est concerné par cette nouvelle réglementation ?

Cette nouvelle réglementation, concernant le Système d’Entrée/Sortie (EES), s’appliquera principalement aux ressortissants de pays non-membres de l’Union européenne et de l’espace Schengen qui effectuent des séjours de courte durée. Cela inclut les voyageurs en provenance de pays tiers qui ne bénéficient pas de la libre circulation au sein de l’UE ou de l’espace Schengen, qu’ils soient soumis ou non à l’obligation de visa.

Concrètement, toute personne qui n’est pas citoyenne d’un État membre de l’UE ou d’un État associé à l’espace Schengen (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse) et qui souhaite entrer sur le territoire de l’espace Schengen pour une période maximale de 90 jours sur toute période de 180 jours, devra être enregistrée dans le système EES. Cet enregistrement inclura la collecte de données biométriques (empreintes digitales et image faciale) et de données alphanumériques (nom, prénom, date de naissance, nationalité, document de voyage, date et lieu d’entrée et de sortie).

Il est important de souligner que les citoyens des États membres de l’UE et de l’espace Schengen ne sont pas concernés par l’enregistrement dans le système EES. Pour eux, les règles de libre circulation continuent de s’appliquer, et ils ne seront pas soumis à la collecte de données biométriques ni à l’enregistrement systématique de leurs entrées et sorties. De même, les résidents de longue durée ou les titulaires de visas de longue durée émis par un État membre de l’espace Schengen ne sont pas les cibles premières de l’EES pour leurs déplacements habituels, bien que des contrôles puissent toujours être effectués.

Cette nouvelle réglementation vise à renforcer la sécurité aux frontières extérieures de l’espace Schengen, à faciliter les contrôles migratoires et à améliorer la gestion des séjours de courte durée, en identifiant notamment les personnes qui dépassent la durée autorisée de leur séjour.

Les raisons de ce changement

La mise en place de l’EES vise à répondre à plusieurs enjeux :

  • Sécurité renforcée : Le système permettra une meilleure identification des voyageurs et contribuera à la lutte contre la criminalité et le terrorisme.
  • Lutte contre l’immigration irrégulière : Il offrira un suivi précis du respect des durées de séjour autorisées.
  • Fluidification des passages aux frontières : À terme, des bornes en libre-service devraient permettre d’accélérer les contrôles pour les voyageurs fréquents.
  • Modernisation : Le passage au numérique s’inscrit dans une volonté de moderniser les infrastructures et les procédures frontalières.

En complément de l’EES, un autre système nommé ETIAS (Système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages) sera également mis en place. Il s’agira d’une autorisation de voyage électronique obligatoire pour les ressortissants de pays exemptés de visa de court séjour.