Une réforme attendue pour moderniser l’encadrement du tourisme
Le secteur touristique belge s’apprête à vivre une transformation réglementaire majeure. Le 1er juillet 2025, un nouveau Code du tourisme entrera en vigueur, remplaçant un cadre juridique jugé obsolète et inadapté aux réalités actuelles. Conçu pour répondre aux exigences du monde numérique, aux enjeux environnementaux et à la diversité des pratiques locales, ce texte vise avant tout une meilleure cohérence administrative à l’échelle du pays, et en particulier en Wallonie.
Des règles unifiées pour tous les acteurs locaux
Jusqu’à présent, le secteur du tourisme était régi par une législation morcelée, difficile à appliquer de manière uniforme sur l’ensemble du territoire. Avec ce nouveau code, les autorités entendent harmoniser la réglementation applicable aux différents prestataires — hébergements, organismes d’accueil, guides, offices de tourisme — afin de garantir une qualité de service cohérente.
Le texte prévoit notamment la standardisation des procédures d’agrément et de contrôle des opérateurs touristiques. Cela implique la mise en place de critères uniques d’évaluation, ce qui devrait supprimer les disparités régionales qui compliquaient jusqu’alors les démarches des professionnels, notamment en Wallonie.
Certification automatique pour les maisons du tourisme
L’une des mesures phares de cette réforme concerne les maisons du tourisme. Tous les établissements reconnus à la date du 30 juin 2025 seront automatiquement certifiés selon les nouveaux standards dès l’entrée en vigueur du code. Cette disposition vise à assurer une continuité de service, tout en évitant aux structures existantes des démarches administratives lourdes à court terme.
La certification automatique va de pair avec une clarification des missions assignées à ces entités. Elles seront désormais chargées de coordonner les actions de promotion et d’accueil sur leur territoire, avec une obligation de travailler en articulation avec la stratégie régionale de développement touristique.
Une meilleure adaptation aux usages numériques et aux critères durables
Le nouveau code intègre des éléments liés à la transformation numérique du secteur. Il impose aux opérateurs, notamment aux hébergeurs, de mettre à jour leurs informations de manière centralisée dans des bases de données régionales et de rendre leurs services accessibles en ligne via un portail unifié. Cette digitalisation vise à améliorer la visibilité de l’offre touristique belge à l’international et à faciliter l’expérience des visiteurs.
Par ailleurs, la réforme introduit un référentiel environnemental dans l’évaluation des projets touristiques, conditionnant certains soutiens publics au respect de critères écologiques. L’objectif est d’encourager des pratiques durables, en réduisant l’impact des activités sur les espaces naturels et en promouvant des modes de transport moins carbonés.
Un accueil réservé mais favorable chez les professionnels wallons
Du côté des acteurs wallons, la réforme est perçue comme un outil de simplification administrative et de clarification des responsabilités. Au fil des années, le manque d’unité dans la mise en œuvre des politiques touristiques avait pu créer des freins au développement de projets locaux. La nouvelle cohérence espérée avec ce texte est donc saluée, même si certains professionnels appellent à la vigilance quant à la période de transition, qui devra être bien encadrée pour éviter toute rupture de service.
Cette refonte globale du cadre législatif s’inscrit également dans une dynamique européenne de mise à niveau des politiques touristiques régionales. Elle place la Belgique dans une posture adaptée pour répondre aux nouvelles attentes des visiteurs, tout en renforçant la position des territoires moins visibles sur la carte touristique.
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